Noël s’en vient

BéatriceMontréal

Bonjour à tous!

Le mois de décembre est déjà là, et ici, nous sommes sous la neige, bien entendu!
Côté températures, « pas si pire » comme on dit! Cela oscille entre -2 et -4, soit une température ressentie d’environ -8. On a donc sorti les bottes d’hiver et les pantalons de neige. Tout cela se complique quand on a des enfants. Il faut compter au moins 5 minutes de plus de préparation avant de sortir de la maison en hiver. Autrement dit, c’est la course le matin pour ne pas rater le bus scolaire. Et il faut être sacrement motivé non seulement pour sortir du lit alors qu’il fait encore nuit, mais aussi pour s’équiper de la tête au pied pour aller au coin de la rue attendre ce maudit bus!

On a aussi sorti les luges et fait le premier bonhomme de neige de l’année! La première semaine, les enfants sont ravis. Mais très vite, ma fille ainée a demandé quand ce sera le printemps..! « Pas tout de suite chérie! »

Il faut aussi, si ce n’est pas encore fait, préparer sa voiture pour l’hiver. Il est obligatoire de mettre les pneus d’hiver avant le 15 décembre et il est préférable de penser à passer de l’antirouille sur sa voiture, pour la protéger de la corrosion causée par le sel. Quant aux routes et autoroutes, elles sont bien dégagées. Mais il y a beaucoup trop d’accident à mon gout. De plus, les ponts à Montréal sont connus pour être mal entretenus, et j’avoue que ça fait peur à voir, moi qui fait 75km par jour pour me rendre au bureau en centre-ville… il y a des fissures, l’eau c’est infiltrée. Cela se voit facilement hiver car de véritables stalagtiques se forment sous les ponts!!

Enfin, il faut bien sur décorer sa maison! Je ne parle pas seulement de l’intérieur de la maison mais aussi de l’extérieur. C’est magique. Certains s’y prennent très tôt, dès Novembre. Quant à nous, cela fait une semaine qu’on a installé (enfin que mon mari a installé!) des lumières sur le toit de la maison. On a aussi branché dehors le fameux renne au nez rouge, très connu ici, qui se gonfle et s’illumine dès 16h. Nous voilà parés pour les fêtes de fin d’année. Afin presque, car je suis en retard pour une chose cette année; le déneigeur! En effet, chaque hiver nous faisons appel à un professionnel pour déneiger notre allée devant la maison afin de ne pas avoir à pelleter pour garer les voitures. Mais cette année je m’y suis prise trop tard… J’espère trouver un quelqu’un de fiable. Les commentaires de certains sur Internet ne sont pas toujours très bons. Beaucoup de clients tombent mal. C’est pourquoi, mieux vaut s’y prendre dès début novembre.

Que de préparatifs! Et nous voilà parti pour 5 longs mois de neige et de vent parfois glacial. C’est pourquoi nous pensons déjà à notre semaine de vacances dans le sud! Et oui, de nombreuses familles au Québec partent une semaine sous le soleil pour se couper un peu du froid. Nous sommes allés trois fois à Cuba et une fois en République Dominicaine. Cet hiver, nous aimerions aller au Mexique, du côté de Cancun.

En attendant, c’est la course infernale dans les magasins, mais cela c’est partout pareil je pense. C’est pour cela que cette année encore j’ai acheté tout ce dont j’avais besoin au mois de novembre ou bien sur Internet. Cette fin de semaine, c’était ce qu’on appelle ici le « Black Friday », autrement dit trois jours intenses de soldes! On a tout de même mis les pieds dans un centre d’achat (=centre commercial) pour que les enfants rencontrent le père Noel et prennent la traditionnelle photo, (déjà encadrée et accrochée au mur).

Pour moi qui travaille, je trouve ce que ces hivers « tuent la mode »!! Sans plaisanter, difficile d’avoir du style quand on doit porter des grosses bottes de neige et s’emmitoufler sous plusieurs couches de vêtements. Cale demande de l’organisation et plusieurs chaussures de rechange au bureau! Mais si on veut, on le peut! Après tout, j’ai choisi d’être ici, et plus à Cannes! Sacre changement, même après 3 ans!

Tags : Expériences

Trois ans après, le bilan

beatricemontreal

Voilà déjà trois ans et trois mois que nous nous sommes installés près de Montréal en famille.
Cet été, nous avons enfin reçu notre résidence permanente après un parcours périlleux (voir mon précédent récit!).

Désormais résidents permanents, il nous a fallu demander un nouveau NAS, ainsi que de nouvelles cartes d’assurance maladie. Un point positif : mon permis de travail ne dépend plus de celui de mon mari et ça c’est rassurant. Plus que trois autres années et nous pourrons prétendre à la citoyenneté! Ça semble encore loin et compliqué. Mais je compte bien rester au Canada. Il y a encore tellement d’endroits que je n’ai pas encore eu le temps de visiter. Il me tarde.

Pour information, dans le calcul de notre période de résidence au Canada, seules les quatre dernières années précédant la date de présentation de la demande sont prises en considération. Chaque jour passé au Canada avant d'obtenir le statut de résident permanent compte seulement pour une demi-journée. Par contre, chaque jour passé au Canada après avoir obtenu le statut de résident permanent compte pour une journée entière. Toutes absences du Canada (vacances) ont des conséquences sur le calcul également. Alors sortez les calculatrices !

Pour fêter cela, nous sommes rentrés cet été en France quelques semaines, en vacances. Je suis revenue avec un seul constat : la France ne me manque pas. Mon mari lui est plus sceptique quant à lui car il a du mal à supporter les longs hivers plein de « marde blanche », pour reprendre ses termes…
A la fin de l’été, notre ainée est (enfin) rentrée en maternelle. Il faut savoir qu’ici la maternelle commence seulement à 5 ans. Avant cela, les enfants vont à la garderie. Étant d’origine étrangère, bien que française, nous avons été contraint d’inscrire notre enfant dans une école publique francophone et non bilingue ou complètement anglophone. Bien sûr, nous aurions pu payer une maternelle privée à 10,000$ l’année, mais on trouvait cela un peu cher (rire jaune)…

Néanmoins, après 2 ans en garderie bilingue, nos enfants comprennent bien l’anglais et notre ainée est capable de faire des phrases courtes en anglais. C’est tout de même l’avantage de vivre autour de Montréal, on a beau être au Québec, ici les cultures se mélangent, et l’anglais fait partie de la vie quotidienne.

Je pense que notre insertion est faite. D’autant plus depuis qu’un couple d’amis cubain-québécois nous ont demandé d’être les parrains et marraines de leur nouveau-né! Je pense que c’est le signe d’une intégration réussie!

Prochain objectif? Je commence à réfléchir à nos prochaines vacances cet hiver : direction le Mexique, Riviera Maya! En effet, quand on habite en Europe on a tendance à voyager en Europe ou Afrique du Nord. Ici on visite le continent américain et on descend dans « le Sud ». On est déjà allé trois fois à Cuba, une fois en République Dominicaine et une fois à New York. Alors si comme moi vous aimez les voyages et connaitre de nouvelles cultures, je vous conseille l’expatriation qui vous ouvre de plein nouvelles possibilités!

Tags : Intégration

Sans papier : 3 ans au Québec mais toujours pas RP

beatricemontreal

La bonne nouvelle : déjà trois ans que nous sommes au Québec!

La mauvaise : notre visa vient de prendre fin! Et bien entendu la résidence permanente se fait attendre.

Trois mois avant l’expiration de notre visa, nous avons demandé le renouvellement de la résidence temporaire. On peut la renouveler deux fois pour une durée d’un an. Mais cette demande a pris du retard elle aussi, et n’a toujours pas été traitée.

Nous nous sommes alors renseignés. Du fait que notre demande de résidence permanente est en cours, nous avons droit au « statut implicite ». Pour plus d’informations, voir le site CIC (Citoyenneté et Immigration Canada)

Ce statut nous donne le droit de continuer de vivre sur le territoire canadien et aussi d’y travailler. Par contre, nous ne pouvons pas sortir du pays, sans quoi nous perdons notre statut implicite et donc le droit de travailler. Il ne nous reste donc plus qu’à attendre. Nous avons dû aussi annuler pour l’instant nos vacances en France, qui été prévues cet été.

Le plus embêtant, c’est que nous ne sommes plus couverts par l’assurance maladie. J’ai alors contacté la RAMQ. Je dois refaire un dossier pour demander le prolongement de nos droits. Ce n’est pas gagné d’avance!

Cette situation nous cause du souci. Peut-être aurions-nous dû nous y prendre plus à l’avance quant aux démarches administratives? Pourtant cela fait 18 mois que nous avons commencé les démarches pour la résidence permanente. Mais notre historique nous a valu bien des complications. Il faut en effet fournir un extrait de casier judiciaire vierge pour chaque pays dans lequel on habitait plus de 6 mois ces 10 dernières années. Dans mon cas, cela fait trois pays. Donc 3 casiers judiciaires, à faire traduire et certifier bien entendu. Ces extraits doivent tous avoir moins de trois mois avant de parvenir dans les mains du gouvernement. J’ai dû m’y reprendre à deux fois.

Immigrer au Canada, il faut vraiment le vouloir, car la paperasse administrative peut vite être décourageante. C’est sans doute voulu ainsi. Il faut dire qu’il y a de plus en plus d’immigrants qui demandent leur résidence permanente de nos jours. On retrouve de toutes les nationalités autour de Montréal.

Bonne chance à tous! Ou plutôt, bon courage!

Tags : Démarches

Relations longues distances

beatricemontreal

Habiter au Québec quand la famille et les amis sont restés en France, ce n’est pas pour tout le monde.

Quand nous avons décidé de quitter l’Europe pour nous installer au Canada, nos enfants étaient très jeunes. S’éloigner des grands-parents est une décision qui demande réflexion.
En effet, 6 000 kilomètres, ça fait loin! Pour se voir, il faut planifier, convenir des dates en fonction des calendriers de chacun, trouver un vol au meilleur prix, etc. Vu le prix du trajet ainsi que le décalage horaire, ça ne sert à rien de se déplacer pour moins de deux semaines afin de rentabiliser le voyage! Seulement ici, ce n’est pas la France; on a que 3 semaines de congés (plus le temps cumulé « en banque »).

Et puis les enfants de plus de deux ans payent leur billet d’avion pratiquement au même prix qu’un adulte, alors à ce compte-là, on ne rentre pas en France chaque année! On préfère faire déplacer les grands-parents (lesquels viennent deux à trois fois par an rendre visite à leurs petits-enfants)!

Alors comment garder le contact? Par chance, il y a Skype! Et c’est toujours gratuit, du moins pour l’instant! Par exemple, mon cousin français qui habite à Québec réserve ses dimanches matins pour être joignable sur Skype pour la famille. Et bien sûr, il y a Facebook! Pratique pour échanger des nouvelles rapides et des photos.

Personnellement, les longues distances ne me dérangent aucunement. Depuis plusieurs années déjà, j’habite en dehors de mon pays natal. Cela fait d’ailleurs deux ans et demi que nous ne sommes pas rentrés en France. Mais nous avons prévu d’y aller cet été. Il faut dire que pour le prix des billets d’avion à quatre (2 adultes + 2 enfants, soit 4000$), on peut se payer de belles vacances tout inclus dans les caraïbes!! Alors on y réfléchit à deux fois! Les vacances, c’est un gros budget.

Pour moi, quitte à vivre en Amérique du Nord, autant visiter les environs plutôt que de rentrer dans mon pays d’origine, que je connais déjà très bien. Mais c’est une question de point de vue et, certainement, de sentimentalité. Je l’avoue volontiers, la France ne me manque pas, mise à part quelques fois le climat et la mer méditerranée. Du moins pas pour l’instant. Ma vie est ici : mon travail, mes amis, mes nouvelles habitudes. Je suppose que cela signifie que cette expatriation est une réussite, ce qui n’est pas le cas pour tout le monde malheureusement.

Je pense notamment à une amie française, qui est arrivée ici il y a quelques mois avec son mari et ses 3 enfants, au début de l’hiver (erreur fatale!). Ils n’ont pas trouvé une location là où ils l’espéraient, payent cher en loyer et comptent du coup déménager à nouveau au 1er juillet. Cela signifie que les enfants vont encore changer d’école et de maison. Sans parler des problèmes familiaux qui les ont forcés à faire un aller-retour en France à leurs frais sur quelques jours, faisant ainsi rater l’école à leurs enfants, qui avaient déjà rate le début de l’année scolaire! Voilà une triste histoire, mais je croise les doigts pour que tout s’arrange au mieux pour eux.

Il faut dire qu’avec des enfants, l’expatriation parait tout de suite plus compliquée, mais cela reste faisable si on se prépare bien. Il faut savoir ce qui nous motive à partir, peser le pour et le contre, ne pas se faire d’illusions (ce n’est tout de même pas la « terre promise »!) et surtout, savoir si on est capable de tout quitter ou presque, pour tout reconstruire plus loin. Il y a des personnes pour qui s’éloigner de la famille est source d’inquiétude et de stress. Il faut que les deux personnes qui forment un couple soient prêtes à sauter le pas, en connaissance de cause.

Certains sont davantage nostalgiques à la période de Noel. J’ai la chance de pouvoir passer les fêtes de fin d’année chez mon cousin, à Québec, avec ses deux enfants. Donc pas de déprime pour nous! Une chose est sure, pour se sentir bien, il faut sortir de chez soi et aller rencontrer du monde. Sinon on peut souffrir du « mal de la distance », de « l’absence ».

En fait, il ne s’agit pas de ma première relation à distance. J’ai vécu une année en Espagne alors que mon compagnon était en Angleterre. Il s’agissait alors d’une relation amoureuse à distance, qui a tenu bon! Et nous voilà aujourd’hui de nouveau expatriés, mais en famille cette fois. Quand on prend gout à l’expatriation, les possibilités sont infinies!

Tags : Démarches

FAN de cabane à sucre et dingue de sirop d’érable!

beatricemontreal

Je me souviens quand je suis arrivée il y a bientôt de trois ans, ma toute 1ere amie québécoise s’était empressée de me faire gouter du sirop d’érable sur des crêpes, ainsi que la tire d’érable. Cette première expérience ne m’avait pas convaincue. Puis, cet hiver, j’ai eu comme un déclic! J’ai redécouvert le gout de l’érable dans une cabane à sucre très typique et très réputée située dans ma région (la sucrerie de la montagne, à Rigaud). Ce fut une réelle révélation! Depuis le mois de février, j’en suis à ma 3ieme bouteille de sirop d’érable! J’en mets absolument partout! Sur les fruits, dans les pâtisseries maison, et même, accrochez-vous bien, sur du poisson (j’ai suivi une recette)!

Selon Wikipédia, le sirop d'érable est majoritairement produit au Canada, soit78 % de la récolte mondiale, et tout particulièrement au Québec (74 % de la production mondiale)!
Si la cuisine à l’érable vous tente, voici un site Internet qui pourra vous donner bien des envies

Au menu traditionnel, on retrouve très souvent : une omelette rustique, du jambon mijoté à l’érable, des fèves au lard (toujours au sirop d’érable), de la soupe aux pois, des « oreilles de crisse » (=du lard), des saucisses, etc.

L’un des desserts les plus connus sans doute est le « Pouding chômeur à l'érable »! Il s’agit d’un mélange de sirop d’érable en quantité généreuse, de crème, de beurre, de farine et d’œufs! Que des bonnes choses! Alors si vous êtes au régime, abstenez-vous!! La cuisine façon cabane à sucre n’est pas franchement diététique, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais qu’est-ce que c’est bon « tabarouette », comme on dit ici!!

Personnellement, mon dessert préféré à la cabane à sucre est l’incontournable « tarte au sucre ». Rien que d’y penser, je salive! Elle est issue d’un savant mélange de cassonade, de fécule de maïs, de crème et de farine, qu’il faut laisser cuire jusqu’à ébullition et épaississement. Miam-miam!

Une fois le repas terminé, on sort manger la tire d’érable en extérieur, sur la neige. Et oui, encore manger, on ne fait que ça! Alors pour ceux qui ne connaissent pas encore mais qui ont hâte de découvrir ce délice, la tire consiste à porter à ébullition du sirop d’érable jusqu'à avoir une consistance beaucoup plus ferme. Ensuite, on la dépose chaude sur un tas de neige, ce qui la fait refroidir, et on la déguste molle enroulée autour d'un petit bâton. Mais attention, ça colle!

Après avoir mangé autant, nous allons toujours nous promener autour de la cabane à sucre. Des sentiers sont tracés. On peut les faire en luge avec les enfants ou du ski de fond.
Autre incontournable expérience, la promenade en calèche sous la neige, souvent gratuite. Petits et grands ne s’en lassent pas.
J’espère vous avoir donné envie de visiter le Québec en cette période de l’année. C’est la période idéale pour un séjour gastronomique. Notez qu’il est préférable d’appeler pour réserver car les cabanes à sucre sont pleines les fin de semaine. De plus, la neige a enfin fondue complètement sur Montréal. Les températures sont même positives, youpi! Alors venez nombreux, visiteurs ou expatriés dans l’âme, le Québec, c’est super!

Tags : Expériences

Être une mère active à Montréal, tout un challenge!

beatricemontreal

Etre une mère active à Montréal, tout un challenge!

Allo a tous! Nous revoilà, mes péripéties et moi! Aujourd’hui j’aimerais vous parler de ce que ça représente d’être une maman active à Montréal.

Petit rappel : j’habite dans la banlieue ouest, en dehors de l’ile de Montréal, sur une petite ile. Ça pourrait faire rêver sauf que sur cette ile la température est toujours négative à cette époque de l’année! (A ce sujet, mes enfants ont dû chercher les œufs de pâques dans le jardin encore enneigé! Une première!).

Tout cela pour dire que pour me rendre à mon travail à Montréal (quartier Atwater), il faut compter 60 km aller et donc 60 km retour. Soit un aller-retour a 14$, et oui, on a fait le calcul! Bien entendu, le prix de l’essence ne fait qu’augmenter. Petite parenthèse, le litre était à 99centimes l’été de notre arrivée en 2010, et il est maintenant à 1,35l!! Sacrée inflation!

Et encore, je ne peux pas trop me plaindre, car mon entreprise accepte que j’aie des horaires flexibles pour éviter le gros du trafic. Selon les jours, je quitte la maison à 6h30 du matin afin de quitter le bureau à 15h de l’après-midi. Inversement, si je quitte l’île Perrot vers 9h30 ou 10h, je repars plus tard en soirée afin d’éviter les bouchons. Le plus difficile, c’est l’hiver, quand il fait froid et qu’il faut déneiger la voiture avant de partir, puis déneiger une place en ville pour se garer!! En plus, le matin on part il fait nuit et quand on ressort du travail, et bien il fait toujours nuit! Limite déprimant.

Néanmoins, vivre en dehors de la grande ville avec des enfants en bas âge, ça n’a pas de prix! Aucun regret. Les conditions de vie sont bien meilleures à mon avis.

En vérité, mon planning dépend des enfants. Comme je travaille un peu loin, je peux soit déposer les enfants à la garderie le matin, soit aller les chercher l’après-midi, mais pas les deux. Donc avec mon mari nous nous partageons la tâche. De ce fait, on passe notre temps à se croiser la semaine!
Il faut dire qu’autour de moi, je vois beaucoup de mères qui ont fait le choix de rester à la maison pour garder leurs enfants. J’ai fait cela les 2 premières années d’expatriation, puis j’ai commencé à tourner en rond... Ma meilleure amie québécoise avec qui je passais tout mon temps à l’époque, a décidé d’occuper davantage ses journées avec une 3ieme grossesse. Résultat : des jumeaux!! Bien joué! (Martine, je vous embrasse tous les…6!!)

Il est vrai qu’obtenir une place dans une garderie digne de ce nom n’est pas chose facile. Il m’a fallu 2 ans sur liste d’attente et encore, j’ai dû faire des pieds et des mains pour avoir de la place pour mes 2 enfants au même endroit.

Sans oublier que la garderie ferme à 18h précise. Chaque minute de retard coute 1$. Véridique! Alors gare aux imprévus, il faut être très organisé, surtout quand on n’a pas de famille proche pour nous aider et personne pour garder les enfants malades.

On vient aussi de nous annoncer que le gouvernement Marois a décidé de couper les subventions aux garderies privées pour les enfants de la tranche d’âge 4-5 ans. (Ici la maternelle commence seulement à 5 ans, avant c’est la garderie). C’est tout une polémique par ici, et on a déjà fait signer des pétitions aux parents!

Bien sûr, le soir après tout ça, je suis crevée. En plus je suis une grosse dormeuse. Du coup j’ai tendance à m’endormir lamentablement le soir dans le lit de ma fille (en tenue de travail)… Les soirées en amoureux se font plus rares à cause de la fatigue. En plus de cela, la baby-sitter nous a laissé tomber! Et oui, elle est au cegep maintenant (Collège d'enseignement général et professionnel), et cumule un travail dans un restaurant, qui paye certainement plus que 5$ de l’heure. Dommage…

Et puis la routine se rajoute a tout cela, le soir il faut faire à manger, s’occuper des enfants et préparer le repas du lendemain midi (car ici on amène son repas au travail). Je ne regrette pas de ne pas avoir la télévision, je n’aurais pas le temps de la regarder de toute façon!
A tout cela se rajoute la paperasse administrative. Je fais référence à la demande de résidence permanente, car nous sommes toujours résidents temporaires. Cela a pris un temps fou, car mon mari et moi avons vécu dans plusieurs pays, et le gouvernement canadien veut TOUT retracer. Ca vire au cauchemar. J’ai tellement hâte de l’avoir cette résidence permanente. Ca me pose même un problème pour inscrire la plus grande à la maternelle! Ils demandent un visa d’étudiant pour l’inscrire à la MATERNELLE!!

Et quand la fin de semaine arrive, et bien on enchaine avec les courses, le ménage et les activités sportives des enfants!
Bref, à suivre, quelques-uns de mes grands objectifs…on s’en reparle dans un mois!

Résolutions d’une mère active, expatriée et débordée:

Engager une femme de ménage ou acheter un robot aspirateur.
Trouver une nouvelle gardienne (=babysitter).
Ranger mon bureau au travail (il n’a jamais aussi bordélique, à croire que ma vie personnelle déteint sur ma façon de travailler).
Engager une stagiaire.
Me dédoubler.
Trouver le temps de faire du sport.
Éviter le 3ieme enfant.
Ne pas prendre de chien, un hamster c’est très bien.

Merci à tous! A la prochaine!

Tags : Enfants

Ambiance de travail détendue

beatricemontreal

Décidément, tout est différent! Y compris l’ambiance de travail. Et c’est tant mieux comme ça!Pour commencer, tout le monde se tutoie. Et ce, dès le premier jour. On tutoie son supérieur hiérarchique et on tutoie aussi le chef d’entreprise.
On a du mal à s’imaginer cela en France! Donc ici, pas de : Bonjour Mr le Directeur, mais plutôt un : Bon matin, tu vas-tu bien?
D’ailleurs, la porte du directeur est toujours ouverte, on peut donc facilement aller lui parler directement. C’est très appréciable.

Le midi, la plus part des employés apporte son repas, préparé la veille. On parle d’ailleurs de Lunch Box, que l’on réchauffe au micro-ondes,
patiemment, chacun son tour.Une fois par mois, un repas est organisé dans l’entreprise. Chacun apporte un plat et on mange tous ensemble.

Le télétravail est assez commun. Dans certains cas comme le mien, des horaires flexibles sont envisageables, afin d’éviter les heures de
pointes. Le nombre d’heures hebdomadaires minimum est de 37,5 heures. Ainsi, si je commence à 7h du matin et que je mange en 30 minutes, je peux quitter le
bureau à 15h, et éviter ainsi les bouchons en voiture.

Bien que les 37,5h semaine soient encouragées, il est possible de travailler 40h. Dans mon cas, les 2,5 heures supplémentaires vont dans ce que
l’on appelle une Banque de Temps (congés supplémentaires).

Je dispose de 3 semaines de congés payés. Mon entreprise a un accord avec un assureur (=mutuelle privée) dont elle paye 25 %, et moi le
reste.

Je suis payée toutes les 2 semaines. Les impôts fédéraux et provinciaux sont pris la source, et la balance est faite à la fin de l’année
fiscale.

Ici les hommes (y compris les directeurs) ne portent pas de cravates! Si on évoque le sujet, on nous répond qu’ici les cravates, c’est pour les
banquiers!
 
Quand j'y pense, je trouve qu'il y a beaucoup de stagiaires, et c’est très bien ainsi.

Par contre, travailler l’hiver à Montréal, demande de l’organisation. 
Le matin, il faut se lever dans le froid (le vrai) et déneiger sa voiture. Puis partir et éviter de perdre la contrôle de sa voiture à chaque virage. Ensuite
il faut faire le trajet en passant par l’autoroute, et voir chaque jour des voitures accidentées sur le bas côté… Ensuite il faut se garer, sans se prendre
de contravention (80$)! Ce qui n’est pas une mince affaire car je n’y comprends pas grand-chose à tous ces panneaux. Ensuite, il faut marcher jusqu’au bureau
et une fois arrive là-bas, il faut changer de chaussures (et oui, on ne rentre pas avec ses bottes pleines de neige!). Mesdames, oubliez votre beau manteau et
sortez un gros blouson qui coupe bien du vent! Ce pays tue la mode!!!!! Un conseil, soyez organisés!  

Bref, toujours le même constat, vivement l’été!

Tags : Emploi

Recherche d'emploi à Montréal

beatricemontreal

Installée depuis 2 ans au Québec, j’ai attendu que mes filles entrent en garderie au mois de septembre 2012 pour me mettre activement à la recherche d’un emploi autour de Montréal.
 
Au total, j’ai décroché des entrevues face à face avec 7 entreprises en 4 mois. « Pas pire », comme on dit ici!
 
J’ai eu un beau cadeau de Noel : un poste en marketing dans mon domaine d’activité sur Montréal. Je commence le 14 janvier! J’ai hâte, je n’ai encore jamais travaillé en Amérique du Nord, mais toujours en Europe (Angleterre, France, Espagne).
 
Alors voici quelques petits tuyaux concernant la recherche d’emploi, en espérant que cela vous aide un peu.
 
D’abord, j’aimerais insister sur l’importance des réseaux sociaux (Fb, Twitter, Linkedin, doyoubuzz). Il ne faut pas les négliger. Il faut faire marcher son réseau et chercher à l’étendre.
 
Ensuite, il y a les sites de recherche d’emploi généralistes comme monster.ca,  indeed.ca, interjobnetwork.com, jobboom.com ou grenier.qc.ca.  Vous pouvez créer un compte et mettre votre CV en ligne, visible des employeurs.
 
D’autres sont spécialisés. Par exemple, si comme moi vous cherchez un poste en marketing ou en communication, je vous conseille le site suivant :
http://www.isarta.com/
 
Donc vous postulez en ligne, ensuite vous recevez un email de confirmation et puis vous attendez qu’on vous appelle. Inutile de rappeler pour faire un suivi de votre candidature, j’ai voulu le faire et j’ai vite compris que ça ne servait pas à grand-chose ici. Seuls les candidats sélectionnés sont contactés.  Un point c’est tout.
 
Il y a aussi des agences d’Intérim. On retrouve d’ailleurs Adecco et Randstad, connus en Europe.
 
Vous pouvez aussi cibler des entreprises et envoyer directement des candidatures spontanées. ()http://www.pagesjaunes.ca/)
 
Enfin, il reste les salons. J’ai participé au salon de l’emploi annuel à Vaudreuil-Dorion, suite auquel  j’ai décroché une entrevue. Il y en a plusieurs par an sur Montréal et ses environs, certains sont  très spécialisés.
 
Et puis n’oubliez pas, ici le CV doit être bilingue (vous aussi d’ailleurs!!)! Et la lettre de présentation est très importante, il faut prendre le temps de la personnaliser.
 
Bonne recherche et bonne chance!

Tags : Emploi

Les banlieues ouest de Montréal

beatricemontreal

Ce territoire mène ses actions en faveur du mieux-être des familles, des jeunes et de la communauté dans son ensemble. C’est pourquoi il y fait bon vivre.
Et bien évidemment, plus on s’éloigne du centre-ville de Montréal, et plus les loyers deviennent abordables.
 
J’habite l’Ile Perrot. Par l’A20, il me faut 35 minutes pour me rendre au centre-ville en voiture, en dehors des heures de pointe bien entendu!
L’Ile Perrot se situe au bord du Lac St-Louis à l’ouest de l'île de Montréal. Cette petite Ile comprend plusieurs villes mitoyennes: Notre-Dame de l’Ile Perrot, Pincourt, Terrasse-Vaudreuil.
 
Le cadre de vie est fort agréable et on se trouve proche de tous les services de proximité. C’est pourquoi je trouve cet endroit assez stratégique du point de vue géographique. Le centre-ville reste accessible par voiture, bus ou train. On a donc les avantages d’une grande ville, mais pas les inconvénients. On trouve tout pour magasiner à Vaudreuil-Dorion, qui se situe a moins de 10 minutes de voiture. L’été, on est proche des plages (St Zotique par exemple).
Et puis surtout, ici c’est calme! On respire! Idéal pour la vie en famille. C’est très résidentiel. Il y a des parcs de jeux pour les enfants toutes les 5 minutes à pied! On ne manque pas non plus d’écoles. La ville organisent de nombreuses activités gratuites en plein air ou au centre communautaire pour les familles, été comme hiver. L’Ile comprend de nombreuses fermes, dont les fermes Quinn ou Labonté, qui offrent de nombreuses activités à faire en famille, pour le bonheur des petits comme des grands : promenades en calèche, auto-cueillette, animaux de la ferme, espaces de jeux pour les enfants, boutique, etc.
 
Et puis on est proche de nombreux parcs naturels régionaux : Parc d’Oka, la Pointe du Moulin, etc.
 
On peut même skier au Mont Rigaud. Attention, j’ai employé le mot « Mont », un français dirait que c’est une petite colline, mais c’est parfait pour les débutants.
 
On a aussi un zoo! L’écomuseum, situé à Sainte Anne de Bellevue, lequel comprend plus de 115 espèces d’animaux indigènes de la Vallée du St-Laurent au Québec. J’y suis allée plus d’une fois avec mes enfants, été comme hiver.
 
Et puis, il y a une tout nouvelle autoroute : L’A30, ce qui ouvre de nouvelles perspectives. Mais elle comprend un péage.
 
Si vous souhaitez emménager par ici, je vous conseille de chercher au mois de  juin, car ici tout le monde déménage au 1er juillet. Alors si vous voulez avoir du choix, Juin est la bonne période. Il y a peu de locations de maisons sur l’Ile Perrot. Les gens achètent plus qu’ils ne louent. Pour une maison avec 3 chambres, il faut compter 1100 à 1200$.
 
Si vous souhaitez rester sur l’Ile de Montréal afin d’éviter d’avoir à prendre un pont, une bonne option serait Sainte-Anne-de-Bellevue. Le petit centre-ville au bord de l’eau est très mignon. L’été, les terrasses sont pleines à craquer. Les gens peuvent arrimer leur bateau au quai et manger au restaurant en attendant l’ouverture de l’écluse. On se croirait presque à St-Tropez!
 
Ce qui m’amène à parler bateau. Car par ici, il y a de nombreux ports (= marina). En France, j’ai obtenu mon permis bateau en 2007. Mais ici, si je souhaite en conduire un, y compris un voilier, il me faut repasser un test avec des réponses à choix multiples sur Internet. Puis à payer en ligne! Bien moins compliqué qu’en France. Aucun cours pratique n’est nécessaire. Je fais de la voile tous les étés avec des amis. Mais cet été, le niveau était très bas, et la quille restait souvent plantée au fond de la vase… autant dire qu’on n’est pas souvent sorti en voilier! Il faut dire que dans le coin, la profondeur maximum est de 2,5 mètres, d’où l’importance de suivre le chenal et de consulter la carte; sinon on finit échouer et on appelle les sauveteurs maritimes de la garde côtière pour nous remorquer (soit dit en passant, c’est gratuit! c’est l’expérience qui parle…).
On trouve beaucoup de gros bateaux à moteur qui vont à toute allure et ne respectent pas la priorité aux voiliers… Grrrrr…. Bref!
Tout ça pour dire, que si vous aimez être sur l’eau, ici c’est possible. Par contre, on ne profite de son bateau que 4 mois dans l’année et on ne peut pas se baigner n’importe où. Pour info, le passage aux écluses est payant.
 
Voilà, si vous avez des questions, n’hésitez pas, c’est fait pour ça!
 
 
 
 

Tags : Emploi

Je me présente

beatricemontreal

 Allo à tous! 
 
C’est ma première fois sur le blog.
Je m’appelle Béatrice et j’habite en famille en banlieue ouest de Montréal, depuis le mois de Juin 2010.   
 
Pourquoi sommes-nous ici? Nous aimons tout simplement voyager et rencontrer de nouvelles personnes, s’imprégner de nouvelles cultures.
Précédemment, nous avons vécu en Espagne et en Angleterre. Le Canada nous a toujours intrigués. Alors un jour, mon mari (=chum) a cherché du travail depuis la France et 5 mois plus tard nous voilà arrivés dans la belle province, dont nous ne connaissions pas grand-chose à vrai dire! Ce qui nous a motivés également, c’est le fait de savoir qu’autour de Montréal les gens sont majoritairement bilingues. C’est important pour nous que nos enfants apprennent l’anglais  depuis le plus jeune âge. Enfin, le fait d’habiter en Amérique du Nord nous permet de voyager plus facilement dans cette partie du monde. En deux et demi, nous avons visité le Québec bien sûr, mais aussi New York (E-U), Punta Cana (République Dominicaine) et deux fois Cuba! Quand j’y pense, nous ne sommes rentrés en France qu’une seule fois, le prix des billets pour une famille de 4 personnes étant hallucinant!
 
En tout cas, on ne regrette pas notre choix. On est bien installé et on s’y plait.  On a même acheté notre maison après seulement quelques mois passés ici. Les premiers temps, le vocabulaire nous a beaucoup fait sourire. En voici quelques exemples, (la liste complète serait bien trop longue, y a de quoi écrire une encyclopédie!) :
 
Ma blonde : ma compagne ; mon char : ma voiture; le carrosse : le landau; magasiner : faire les magasins; aller à l’épicerie : aller au supermarché; une tuque : un bonnet; peinturer : peindre; chien-chaud : hot-dog; Et enfin, celui que je préfère (j’ai gardé le meilleur pour la fin) : « bonjour » = qui veut dire en fait « au revoir »!!!
Mais les québécois, eux aussi, avaient du mal à nous comprendre…
 
Voici une anecdote. Je me rappellerai toujours d’une conversation surréaliste au Mac Donald, à mon arrivée. En voici le récit périlleux:
 
L’heure du repas approche. Nous décidons d’emmener les enfants au MacDonald pour leur faire plaisir. Pendant que les enfants jouent, je m’en vais passer commande, me croyant en terrain connu (zéro difficulté en perspective puisqu’on a des MacDo en France). Erreur…
Je tente de commander deux « Happy Meal » comme j’aurais fait en France. Mais on n’est pas en France! Faut que je me mette ça dans ma tête et vite!
 
1ere erreur : Ici on dit « Joyeux Festin ».
 
 
Je commande ensuite une « glace » en dessert…  L’employée me regarde, stoïque.  De toute évidence, elle ne m’a pas compris. Et me voilà, en train de mimer un cornet de glace que l’on lèche… pathétique! (je précise que je ne suis pas seule à cette heure-ci dans le restaurant…)
 
2ieme erreur : Ici on dit « crème glacée ».
 
 
C’est alors qu’elle me demande la taille de la crème glacée et se met à me parler en unités de mesure que je ne connais pas : des onces (oz)!?!  Et moi qui répond : « heu, moyen ..?»
 
3ieme erreur : Ici les unités de mesures ne sont pas les mêmes et on ne dit pas « moyen » mais « medium »!!
 
Il ne reste plus qu’à payer. Je pense m’en être sortie…  Elle me demande alors comment je vais payer, et je réponds du tac au tac : « en carte bleue! ». Là, c’est sûr, je l’ai abasourdie!
 
4ieme erreur : Ici on dit « carte de crédit ou de débit ».
 
 
Soit au total, 4 incompréhensions en moins de 2 minutes…  Mais au final, tout est là sur le plateau! Chapeau!
 
La prochaine fois, on mange à la maison!!! 
 
Il faut dire qu’il n’y a pas que le vocabulaire qui change, l’accent aussi est différent lui aussi. La tournure des phrases peut l’être aussi, mais on s’habitue vite. Je me surprends même à utiliser le « vocabulaire local ». Mes amis français me disent même que j’ai commencé à prendre l’accent…
 
Suite au prochain épisode.  A tantôt!   :bye:

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