Après deux années de resserrement, le gouvernement fédéral laisse entrevoir un changement de direction. La ministre de l’Immigration, Lena Metlege Diab, évoque les besoins de main-d’œuvre et le ralentissement démographique pour justifier une éventuelle augmentation des niveaux d’immigration. Aucun nouvel objectif chiffré n’a toutefois été annoncé.
Le Canada pourrait-il recommencer à accueillir davantage d’immigrants ? Les déclarations de la ministre de l’Immigration, faites le 16 octobre à Kitchener, en Ontario, suggèrent que le gouvernement Carney prépare le terrain pour une révision de ses cibles.
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Questionnée sur la possibilité d’une hausse alors que l’accès au logement demeure difficile, Lena Metlege Diab a insisté sur les besoins économiques du pays.
« Nous voulons stimuler la croissance. Nous avons besoin de main-d’œuvre », a-t-elle déclaré.
Ces propos prolongent ceux de Mark Carney, qui avait évoqué en septembre une « augmentation contrôlée » de la population, une fois le système d’immigration pleinement maîtrisé. La ministre n’a cependant précisé ni l’ampleur de la hausse envisagée ni les catégories d’immigration qui pourraient en bénéficier.
Un nouveau plan attendu en novembre
Le prochain rendez-vous déterminant sera la présentation du plan actualisé des niveaux d’immigration, que la ministre annonce pour novembre.
D’ici là, il faut distinguer l’orientation politique évoquée par Ottawa d’une modification officielle des objectifs. Le cadre présenté pour 2026-2028 prévoit actuellement 380 000 admissions de résidents permanents par année.
Les déclarations du gouvernement ne permettent donc pas encore de savoir si cette cible sera relevée, à partir de quelle année, ni comment les admissions seraient réparties entre l’immigration économique, le regroupement familial et les autres catégories.
Le ralentissement démographique au cœur du discours
Pour défendre une éventuelle relance de l’immigration, la ministre met en avant le net ralentissement de la croissance de la population canadienne.
Selon les données de Statistique Canada rapportées dans l’article source, le pays comptait environ 41,8 millions d’habitants au 1er juillet 2026. Sur un an, la population aurait augmenté de quelque 189 425 personnes, soit 0,5 %. Il s’agirait de la plus faible progression annuelle mesurée entre deux 1er juillet depuis 1944-1945.
Cette évolution soulève une question économique : comment soutenir l’activité et répondre aux besoins de recrutement dans un pays où la population vieillit ?
Une analyse de la Banque du Canada publiée en octobre, également citée dans l’article source, souligne que le vieillissement démographique et la baisse de l’immigration transforment à la fois l’offre de main-d’œuvre et les habitudes de consommation.
Un équilibre difficile avec le logement et les services
La perspective d’une hausse intervient après une période de restrictions. À partir de 2024, le gouvernement Trudeau avait réduit ses ambitions en matière d’immigration, dans un contexte de fortes pressions sur le logement et les services publics.
Mark Carney avait ensuite fait campagne sur le retour à des niveaux jugés viables. Son gouvernement a fixé les admissions de résidents permanents à 380 000 par année pour 2026-2028, en deçà de l’ancienne cible de 500 000.
Une nouvelle augmentation obligerait donc Ottawa à expliquer comment il entend concilier ses objectifs économiques avec la capacité d’accueil du pays. Les besoins de main-d’œuvre sont au centre du discours fédéral, mais les difficultés pour se loger restent un enjeu majeur pour les nouveaux arrivants comme pour les personnes déjà établies.
Ce que les candidats à l’immigration peuvent en retenir
Pour les personnes qui préparent un projet d’installation au Canada, ces déclarations constituent un signal politique à surveiller. Elles ne correspondent toutefois pas à l’annonce d’un nouveau programme ni à un assouplissement confirmé des critères de sélection.
Une hausse globale des admissions ne signifierait pas nécessairement davantage de places dans chaque catégorie. Les choix du gouvernement concernant les profils recherchés et la répartition des admissions seront aussi importants que le total annoncé.
Le plan attendu en novembre permettra de déterminer si Ottawa entend réellement relever ses objectifs et, surtout, quelles perspectives ce changement pourrait ouvrir aux futurs immigrants.
Source : CTV News




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Bonjour je suis senegalais mais mon c’est de venir au canada travailler comment pouvez m’accompagner?